Les consommateurs de demain

Updated: Jun 30

Révisions des stratégies commerciales


Réouverture des magasins et des restaurants : des consommateurs impatients


Ce mercredi 19 Mai marquait la deuxième phase de déconfinement avec l’ouverture des terrasses des commerces “non essentiels” et des lieux culturels. Les français étaient prêts et sont venus en masse pour assister à l’ouverture des magasins ou consommer en terrasse. Les commerçants et restaurateurs les ont accueillis à bras ouverts, il faut dire qu’ils n’avaient qu’une hâte : réouvrir !

Cette sombre période n’a épargné personne, la guérison va être longue et fastidieuse. Nos habitudes de vie et de consommation ont été bouleversées, donnant place à de nouvelles tendances. Notre société s’est énormément digitalisée, nous avons pris l’habitude de rester chez nous, d’acheter en ligne, de commander nos repas etc. Pour autant, cette période a été également propice aux économies, les consommateurs adeptes des achats physiques sont restés sur la réserve en attendant que les commerces ré-ouvrent. Ainsi, avec l’ouverture des commerces et des restaurants, il est fort probable que les clients retrouvent l’envie d’acheter leurs produits “physiquement”. Les jeunes consommateurs notamment, sont moins frileux face à la crise et plus enclins à acheter physiquement leurs produits.


Les consommateurs de demain


Les clients français, et plus particulièrement ceux vivant dans les grandes villes, perdaient patience et se languissaient de pouvoir reprendre leurs activités : aller boire un verre en terrasse, faire les boutiques ou encore aller au musée. Comme on a pu le constater mercredi et hier encore, les gens reprennent goût et se ruent vers ces activités dont ils ont trop longtemps été privés. Alors, les premiers consommateurs que nous avons en tête, ce sont les citadins, ceux qui vivent en ville pour justement profiter des loisirs disponibles. Mais il y en a beaucoup d’autres auxquels on ne pense pas.


Prenons l’exemple des résidents étrangers chinois, notamment les expatriés et les étudiants qui sont restés en France durant tout ce temps. Ces derniers sont venus en France dans l’espoir de vivre l’expérience “à la française” et de profiter des produits et des marques typiquement françaises. En 2020, la France comptait 109 millions de personnes originaires de Chine (nés originairement en Chine), les classant ainsi comme la 9e plus grosse population étrangère de France. Bien que la crise ait causé la perte des touristes chinois, leur présence en France reste toujours aussi importante. En effet, ces dernières années, la France s’est toujours positionnée dans le top 5 des pays recevant le plus d’étudiants internationaux. En 2019, et depuis ces dernières années, la Chine s’est ouverte. En comptabilisant plus d’un million d’étudiants chinois envoyés aux quatre coins du monde, la Chine est devenue le premier pays à envoyer le plus d’étudiants à l’étranger en 2019. Parmi eux, 28 436 étudiants sont partis en France pour l’année scolaire 2018-2019. Ces étudiants se regroupent généralement dans la capitale (124 091 étudiants en Ile-De-France) et des grandes villes françaises.


Ainsi, ces grands déplacements des étudiants chinois à travers le monde montrent l’évolution du pouvoir d’achat chinois. En effet, la classe moyenne grandissante en Chine et l’intérêt porté aux cultures occidentales, poussent les chinois à voyager, à partir étudier et même vivre à l’étranger. Le temps des bus touristiques chinois qui arrivent en masse est révolu, désormais les chinois sont aussi des membres à part entière de la société française. Ces jeunes chinois modernes et indépendants veulent vivre comme de véritables parisiens. Ils ont le goût du luxe, des saveurs françaises et une envie irrésistible de vivre “vrai”. Sur les réseaux sociaux chinois, ou même dans les rues, on peut observer que les chinois apprécient les spécificités de la culture française. D’ailleurs, ce mardi, ils étaient parmi les premiers à se précipiter dans les boutiques, pour renouer avec cet amour du shopping oublié.


Aujourd’hui, les commerçants, les restaurateurs, et les lieux culturels espèrent avancer et retrouver un état “normal”. Ils doivent ainsi bien saisir les nouveaux enjeux qui ont été soulignés par la crise et s’adapter à leurs consommateurs qui expriment le souhait de renouer avec les plaisirs passés mais d’une façon plus modernisée.